Rapport annuel 2018 : la sécurité vers une culture de la prévention

Axe prioritaire du mandat de notre président, Paul Depreter, La sécurité au travail Vers une culture de la prévention est analysée sous toutes les coutures dans le Rapport annuel 2017-2018 de notre organisation. A lire en ligne, en tout ou en partie.

« Evidence pour tous, le travail en toute sécurité devrait être une réalité pour les quelque 200.000 collaborateurs de toutes nationalités qui, chaque jour, travaillent sur les chantiers, en Belgique. »

On le voit : l’Avant-propos que signent Paul Depreter et Robert de Mûelenaere, les président et administrateur délégué de la Confédération, donne le ton de 140 pages résolument portées vers des résultats. En 8 chapitres.

L’Introduction confirme cette approche, par le biais d’un constat « préoccupant ». En dépit d’une baisse constante depuis des années, notre secteur affiche encore un nombre élevé d’accidents de travail. En 2016, la construction représentait 11 % des 142.000 faits enregistrés. Ce qui fait de la Belgique un élève très moyen de la classe européenne…

L’analyse fouillées des données passe, dans le chapitre 1, par d’édifiants graphiques. Comme la répartition des incidents dans la construction ou leur taux de fréquence dans le pays.


Les statistiques, c’est une chose. Il revient, ensuite, à Une politique sectorielle de prévention d’accaparer le chapitre 2. Où l’on prend acte des missions de Constructiv, une institution notamment chargée de la promotion de la sécurité sur chantier et du bien-être au travail. Il y est aussi question d’autres intervenants (les assureurs, par exemple), comme d’obligations de gestion et d’évaluation des risques.

Après l’analyse des données et des réglementations, place au chapitre 3 et à une Analyse pratique de la prévention sur les chantiers, truffée de témoignages et d’avis. D’entrepreneurs. De travailleurs. Mais aussi d’architectes ou de la direction générale Contrôle du bien-être au travail.

La priorité absolue ? En faire une « culture d’entreprise »…

Le chapitre 4 plonge le lecteur dans l’option fondamentale prônée par la Confédération. Face aux conséquences dommageables des accidents et face à la complexité du, des métier(s), il n’est qu’une solution : muer la sécurité en une culture d’entreprise. Entre maints témoignages ou bonnes pratiques, le rapport annuel balise un certain chemin.

Mais que nul ne se leurre ! Sans de francs Partenariats axés sur la sécurité entre maîtres d’ouvrages, architectes ou donneurs d’ordres et un apport de la technologie, la route serait plus sinueuse encore. C’est ce que démontre le chapitre 5.

Le niveau de connaissances des intervenants n’est pas à négliger, lui non plus. Aussi le chapitre 6 se consacre-t-il à un « indispensable outil » : les formations et le rôle qu’y jouent, par exemple, les Confédérations locales.

Vient, ensuite, le moment de se pencher sur L’approche européenne. Dans ce chapitre 7, intervient le droit européen, bien sûr mais aussi l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail. Une instance qui mène notamment de vastes enquêtes…

Sensibilisation, charte, road show, etc.

Au-delà des constats, la Confédération entend dépasser le cadre habituel de ses interventions dans ce sensible domaine. Son Plan d’action pour l’intégration de la sécurité dans la culture du secteur nourrit pleinement le chapitre 8. Il y est dûment fait mention de road show, de charte, de sensibilisation, campagne de communication ou d’ateliers de réflexion, par exemple.

Les conclusions du rapport annuel s’imposent presque d’elles-mêmes. Si la Confédération a fait de 2018 le point de départ d’un changement de mentalités et de comportements sur chantiers, ce n’est pas par hasard. Mais bien pour tout mettre en œuvre aux fins d’atteindre l’ambitieux objectif du président de la Confédération : faire entrer, d’ici 2020, la construction belge dans le top 5 des pays enregistrant le moins d’accidents de travail.