Toutes les vidéos d’Infra 4.0 !

L’impact du numérique sur le secteur des infrastructures et de la voirie a été mieux évalué que jamais, le 6 septembre. La preuve en images, du rôle clé joué par ce rendez-vous, intitulé Infra 4.0 : mythe ou réalité ?...

 

Le numérique dans la voirie : état des lieux

Il est revenu à Alain Leuridan d’ouvrir les débats. Lors de cet état des lieux de la technologie, le chef de division & Quality Manager au sein du CRR a parcouru 4 grands volets : le logiciel Osiris (coordination des chantiers, à Bruxelles), les atouts des drones, l’inspection et la gestion des réseaux d’égouttage par des robots et le projet Road-IT (monitoring des processus d’ingénierie des chaussées en asphalte).


L’impact pour les pouvoirs adjudicateurs

Trois vidéos se font l’écho de l’impact du numérique dans la voirie, selon le point de vue des pouvoirs adjudicateurs et des gestionnaires de voirie.

Dans la première, Tom Roelants (administrateur général de l’Agentschap Wegen en Verkeer) définit aussi la numérisation comme « l’automatisation, l’informatisation des processus internes ». Evoquant le projet Digital Wallonia, Etienne Willame (directeur général Routes et bâtiments, Service public de Wallonie) insiste, pour sa part, sur les systèmes de transports intelligents. Et affirme : « Nous sommes certains que le numérique touchera, dès aujourd’hui, l’ensemble de nos activités »

La seconde de ces vidéos donne la parole à Luc Van Dijck, e-procurement coordinator du département Mobiliteit & openbare werken Vlaanderen. Son intervention porte sur le programme Vlaanderen Radicaal Digitaal (VRD) et leur développement d’e-guichet.

La vidéo n° 3 met à l’avant-plan un exemple de solution BIM, telle que préconisée par le Digital Wallonia. On y voit Pierre Van Den Eynde (director Digital Solution Implementation chez Arcadis) préciser… ce que n’est pas le BIM et ce qu’est le BIM infrastructures. Avec des exemples en prime !


Des témoignages d’entrepreneurs

Johan Van Wassenhove (administrateur délégué de Denys) et son « robot de sablage automatique » ont donné le ton de la vidéo centrée sur des témoignages d’entrepreneurs. On y croise les avis autorisés de Johan Ceyssens (administrateur délégué de Kumpen) ou de François Nonet (directeur Communication chez Nonet). Il n’est « nul retour envisageable à la méthode classique ! », y proclame Katrien Godts (project leader chez Godts), alors que Pierre-Etienne Eloy (administrateur chez Eloy Travaux) évoque cette automatisation dont l’un des atouts consiste en « l’élimination d’une série de petites tâches quotidiennes ».

Au détour de ces interviews, on écoutera encore avec intérêt Bert Dierick (chef de projet senior chez Jan De Nul), Yves Degezelle (administrateur délégué Devagro) ou Udo Linden (CEO HP Linden/Alpha Béton). Sans oublier les mots très porteurs de Tom Willemen (CEO Willemen Groep) ! N’affirme-il pas que « c’est le moment de franchir le pas » ?

Deux autres films complètent ce chapitre. L’un a trait aux drones, ces « robots intelligents aux applications sans fin » que présente Mark Vanlook, le chairman d’Euka Drone Cluster. Johan Bolhuis (integraal ontwerpmanager BAM Infraconsult) accapare le second. Notamment en expliquant le pourquoi et le comment d’une première mondiale : un pont en béton pré-contraint imprimé en 3 D…


La transition numérique, une nécessité absolue pour tous

Le quatrième chapitre voit les entrepreneurs estimer que l’époque, faite de défis, est « fascinante ». Même si Pierre-Etienne Eloy (administrateur chez Eloy Travaux) a conscience qu’il y va de « l’avenir de notre secteur, l’un des moins automatisés »… Une chose est sûre : « les entrepreneurs n’y arriveront pas seuls ».

De leur côté, les pouvoirs adjudicateurs s’y prononcent sur la vision d’avenir qui est la leur. « Si on n’adhère pas au numérique, on restera définitivement sur la touche ! », admet sans réserve Tom Roelants, l’administrateur général de l’Agentschap Wegen en Verkeer. Et Etienne Willame, le directeur général Routes et bâtiments, Service public de Wallonie, de détailler une « dématérialisation au sens large » de toute la chaîne d’un projet. « Pour que le numérique soit une réalité dès demain. Parce qu’après-demain, il sera trop tard… »


Clôture et plan d’actions

Le mot de la fin est revenu à Robert de Mûelenaere. Il a invité chacun à avoir « l’esprit ouvert afin de voir les défis et opportunités de la numérisation ». Mais l’administrateur délégué de la Confédération a été très clair : l’avenir numérique de la voirie et des infrastructures s’élaborera « ensemble ». Et ensemble seulement. La Confédération s’attache ainsi à « sensibiliser, informer et accompagner » les entreprises. « Parce que personne ne peut rater le train numérique ! ». D’ailleurs, cette transition numérique n’était autre que le thème prioritaire du plan d’actions du nouveau président de la Confédération, Paul Depreter.